Vendredi 22 juillet, plus de 2 600 migrants qui s’étaient regroupés dans un campement sauvage dans le nord de Paris ont été évacués. | JACQUES DEMARTHON / AFP

Le futur centre pour migrants annoncé à la fin du mois de mai par la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo sera implanté porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement, au nord de la capitale, affirme samedi 23 juillet Le Parisien. Ce centre pour migrants, qui doit ouvrir à la rentrée, sera implanté sur une friche anciennement occupée par la SNCF entre le périphérique et les boulevards des maréchaux, selon le journal.

Interrogée par l’Agence France-Presse (AFP), la mairie de Paris « ne confirme pas » l’information. Elle avait annoncé à la fin du mois de juin que les premiers travaux d’aménagement avaient commencé et que le futur centre devrait ouvrir à la mi-septembre « à proximité des quartiers de la gare du Nord et du boulevard de la Chapelle ».

Eviter les campements insalubres

A la fin du mois de mai, la maire PS de Paris avait annoncé la création d’un centre humanitaire aux normes de l’ONU, pour proposer un accueil collectif et temporaire aux réfugiés et court-circuiter la reconstitution des campements insalubres dans la capitale.

« Nous ne pouvons plus accepter la situation humanitaire et sanitaire » à laquelle les migrants sont réduits dans les campements installés dans la capitale, avait dit Mme Hidalgo.

L’Etat s’est ensuite engagé à travailler aux côtés de la Ville de Paris pour ouvrir des « sites de premier accueil » pour les migrants.

Evacuations

Depuis un an, les campements se sont régulièrement reconstitués dans les quartiers proches de la gare du Nord, débouchant à chaque fois sur une évacuation. Encore vendredi, plus de 2 600 migrants qui s’étaient regroupés dans un campement sauvage dans le nord de Paris ont été évacués, plus grosse opération de ce type depuis le début de la crise migratoire. C’était la 26e opération de « mise à l’abri » lancée dans la capitale depuis les premières évacuations de juin 2015 par les autorités, confrontées à l’afflux de migrants.

Les pouvoirs publics cherchent désormais à intervenir le plus en amont possible, lorsqu’un campement s’installe dans la capitale, pour éviter qu’il ne grossisse.