Stéphane Le Foll, le 27 juillet à Paris. | BERTRAND GUAY / AFP

Le ministre de l’agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, et le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, ont réfuté mercredi les accusations de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Ce dernier avait dénoncé l’« attitude revancharde » du gouvernement, après la décision de Myriam El Khomri de valider le licenciement d’un délégué CGT d’Air France.

Invités des matinales de radio, les deux ministres ont réfuté tout esprit de « revanche » dans la décision de la ministre du travail. « Comment peut-on interpréter les choses de cette manière ? », a demandé Stéphane Le Foll, sur France Info. « Il s’est passé ce qui s’est passé à Air France, tout le monde s’en souvient (…). Et c’est tout. Il n’y a rien d’autre, il n’y a pas de revanche. On n’est pas là dans la revanche. »

La CGT étudie « tous les recours possibles »

Jean-Marie Le Guen a lui aussi rejeté cette idée sur RTL. « Ce n’est pas une organisation syndicale en tant que telle qui est visée, a-t-il dit. Ce sont des faits, qui ont conduit la ministre Myriam El Khomri à aller dans le sens de ce qu’avait décidé la direction des relations sociales d’Air France ». « Evidemment nous sommes un Etat de droit et donc il y a la possibilité de recours devant le tribunal administratif », a-t-il ajouté.

Philippe Martinez avait jugé lundi « proprement scandaleux » que la ministre du travail ait validé le licenciement d’un délégué CGT d’Air France, accusé d’avoir participé à l’épisode de la « chemise arrachée ». Il y a vu l’« attitude revancharde » du gouvernement après la bataille menée par le premier syndicat français contre la loi travail. La CGT va « étudier tous les recours possibles. On ne laissera pas cette décision en l’état », avait-il annoncé.