François Fillon a assuré, jeudi 26 janvier, au journal de 20 heures de TF1, qu’il renoncerait à la présidentielle « s’il était mis en examen » dans l’affaire de l’emploi supposément fictif de sa femme, employée comme collaboratrice parlementaire auprès de lui lorsqu’il était député.

Pour autant, l’ex-premier ministre a vigoureusement contesté les accusations d’emplois fictif, assurant qu’il n’y avait « pas le moindre doute » sur l’emploi « légal », « réel », et « parfaitement transparent » de sa femme.

Le candidat de droite a expliqué que Penelope Fillon travaille pour lui « depuis toujours », avant de juger « abjectes » les accusations la visant, destinées selon lui à « abattre » sa propre candidature. Pour lui, « on voit bien que, derrière ça, la vraie question c’est comment combattre celui qui a gagné la primaire de la droite et du centre ».

« Tout le monde le savait »

Interrogé sur le fait que sa femme était toujours restée en retrait de la vie politique, alimentant les soupçons sur sa réelle activité, François Fillon explique :

« Elle n’a jamais fait de politique au sens où elle n’a jamais été en première ligne (...). Elle faisait un travail pour moi qui était quotidien. (...) Tout le monde le savait, il y a des services de l’Assemblée nationale, une alternance politique, des déclarations au fisc. Tout cela est transparent. »

François Fillon a également révélé qu’il avait employé deux de ses enfants, avocats, lorsqu’il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007. Il a enfin ajouté qu’il allait « porter plainte contre les journaux qui affirment que [s]a femme avait un emploi fictif ».