Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes --notamment « Province du Sinaï » qui a prêté allégeance à l’EI-- ont multiplié les attentats visant les militaires et les policiers, en tuant des centaines, principalement dans la péninsule du Sinaï. | SAID KHATIB / AFP

Le groupe Province du Sinaï, branche égyptienne de l’organisation Etat islamique (EI), a revendiqué, samedi 8 juillet, l’attentat perpétré la veille contre un barrage de l’armée dans la péninsule du Sinaï, attentat qui a fait vingt-six morts et blessés.

Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi sur les réseaux sociaux, le groupe écrit que des « soldats du califat » ont attaqué une position de l’armée au sud de la localité de Rafah, proche de la frontière avec la bande de Gaza.

L’armée avait déclaré avoir riposté à une attaque « terroriste » commise par des combattants extrémistes et en avoir tué une quarantaine à plusieurs points de contrôle. Elle a ajouté que vingt-six de ses soldats avaient été tués ou blessés, sans fournir de bilan plus précis.

Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes — notamment Province du Sinaï, qui a prêté allégeance à l’EI — ont multiplié les attentats visant des militaires et des policiers, en tuant des centaines, principalement dans la péninsule du Sinaï.

Par ailleurs, le groupe islamiste Hasam a revendiqué dans un communiqué le meurtre d’un policier vendredi. La police accuse l’organisation Hasam d’être affiliée aux Frères musulmans, un mouvement qualifié de « terroriste » par les autorités égyptiennes.

Ces derniers mois, Hasam a déjà revendiqué plusieurs assassinats et attentats au Caire et dans le delta du Nil, visant notamment la police.