Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez, a donné le coup d’envoi des manoeuvres baptisées « Souveraineté bolivarienne 2017 » auxquelles doivent participer au cours du week-end quelque 200 000 soldats et 700 000 miliciens, réservistes et civils armés. / HANDOUT / REUTERS

Blindés débarquant sur la plage, hélicoptères survolant un barrage, tireurs d’élite en tenue de camouflage : l’armée vénézuélienne était mobilisée samedi 26 août pour des exercices militaires en réponse aux « menaces » du président américain, Donald Trump.

Le chef de l’Etat vénézuélien, Nicolas Maduro, et son ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez, ont donné le coup d’envoi à la mi-journée à ces manœuvres baptisées « Souveraineté bolivarienne 2017 » auxquelles doivent participer au cours du week-end quelque 200 000 soldats et 700 000 miliciens, réservistes et civils armés.

Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez. / HANDOUT / REUTERS

L’armée est le principal soutien du gouvernement vénézuélien, lequel lui a conféré un grand poids politique et économique. L’opposition vénézuélienne a appelé à plusieurs reprises ces derniers mois l’armée à rejoindre sa cause. Mais à l’exception de quelques actions isolées, les forces armées sont jusqu’ici restées loyales à M. Maduro.

Cette démonstration de force avait été ordonnée mi-août par le chef de l’Etat vénézuélien en réponse à la déclaration de Donald Trump qui avait évoqué « une possible option militaire si nécessaire » au Venezuela, provoquant la colère du dirigeant socialiste. Vendredi 25 août, la Maison Blanche a écarté toute action militaire américaine au Venezuela à court terme.

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Nouvelles sanctions américaines

En revanche, déterminé à démontrer que les Etats-Unis ne resteraient pas immobiles face à la crise dans le pays sud-américain, le président américain a signé un décret interdisant d’acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou par la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Riche en ressources pétrolières mais pauvre en liquidités, le pays, dont la dette est estimée à plus de 100 milliards de dollars, redoute le spectre d’un défaut de paiement.

Le décret ne mentionne cependant pas une quelconque interdiction à des compagnies américaines d’acheter du brut vénézuélien. « Ces mesures ont été soigneusement calibrées pour priver la dictature Maduro d’une source cruciale de financement », a souligné la Maison Blanche.

Washington et Caracas, qui n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s’étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l’industrie pétrolière. Le pays sud-américain vend à ce pays 800 000 des 1,9 million de barils de sa production quotidienne.

Cuba, alliée politique et commercial du Venezuela, a « fermement » dénoncé ces sanctions américaines.