La CGT-Pénitentiaire a annoncé, samedi 20 janvier, qu’elle ne signerait pas le projet d’accord négocié avec le gouvernement et a appelé à poursuivre le mouvement de blocage des prisons entamé il y a une semaine. Le syndicat, minoritaire chez les gardiens de prison (environ 15 %), a expliqué, dans un communiqué :

« La consultation est arrivée à son terme au sein du syndicat. La décision de nos syndiqués est : la CGT Pénitentiaire ne signera pas le relevé de conclusions proposé par le ministère ». La CGT appelle « l’ensemble de ses militantes et militants, à continuer les actions entreprises depuis le début de la semaine et réaffirme dès à présent son appel à un blocage total de l’ensemble des établissements dès lundi 22 janvier ».

Le syndicat évoque un texte « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés, notamment en termes de reconnaissance et d’attractivité de (ses) missions de service public (indemnité et statut) et de l’insuffisance de création de postes proposés ».

Signature peu probable par les autres syndicats

L’Ufap-Unsa (majoritaire avec plus de 40 %) n’avait samedi en fin d’après-midi pas encore reçu l’ensemble des réactions de sa base et n’était « en encore en mesure de communiquer ». Toutefois, selon une source à l’Ufap-Unsa, « les premières remontées sont négatives et il est très peu probable que le syndicat signe ce texte ».

Le projet d’accord, négocié entre le gouvernement et une plateforme syndicale regroupant l’Ufap-Unsa Justice et la CGT, prévoit notamment la création de 1 100 emplois de surveillants sur quatre ans, « dont une première tranche de 100 emplois dès 2018 » et la définition d’un régime de détention spécifique pour les détenus radicalisés violents. A l’heure actuelle, l’administration pénitentiaire compte 28 000 surveillants dans 188 établissements.

De son côté, FO-Pénitentiaire (environ 30 %), qui fait cavalier seul depuis le début du mouvement lancé après l’agression de surveillants par un détenu djihadiste dans le Pas-de-Calais, a appelé à durcir le mouvement.