Un hélicoptère a été utilisé pour effectuer les recherches. / GUILLAUME SOUVANT / AFP

Le corps d’un des trois alpinistes italiens portés disparus dans le massif du Mont-Blanc depuis trois jours a été retrouvé vendredi 10 août, et ceux de ses compagnons ont été localisés, ont annoncé à l’AFP les secours en montagne et la préfecture de Haute-Savoie.

Le corps a été identifié comme étant celui de Luca Lombardini par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, qui avait lancé un appel à témoins. « Les deux autres alpinistes ne peuvent pas être vivants. Ils sont probablement ensevelis sous des pierres et de la glace. Ils se trouvent probablement dans un carré de quelques dizaines de mètres » par rapport au premier corps, selon la même source. Mais les secours n’ont pas « de visuel pour l’instant » de ces deux alpinistes.

« Il est vraisemblable qu’ils ont basculé ensemble »

La corde reliant les trois Italiens, qui plongeait dans l’amas de rochers, a été coupée pour récupérer le premier corps, a précisé la préfecture. Ce corps « a été retrouvé vers 13 heures au pied de l’aiguille Verte, côté Argentière. Les trois alpinistes évoluaient sur une arête à 3 400-3 500 mètres. Il est vraisemblable qu’ils ont dévissé et ont basculé ensemble », selon le PGHM.

Outre les gendarmes, une dizaine d’hommes, dont six secouristes Italiens du val d’Aoste, étaient partis à leur recherche dans le secteur de l’aiguille des Grands-Montets, assistés par un hélicoptère de la sécurité civile et par un drone. Les opérations de récupération des corps reprendront samedi 11 août au matin.

Partis mardi pour les Grands-Montets

Selon l’agence italienne ANSA, l’un des disparus, Alessandro Lombardini, 28 ans, est membre du secours alpin de la garde des finances de la ville frontalière de Bardonecchia. Il était accompagné de son frère Luca, dont cette sortie était le cadeau d’anniversaire, et de la fiancée de ce dernier.

Selon la Compagnie du Mont-Blanc, les trois disparus avaient pris la première benne mardi 7 août pour rejoindre le secteur des Grands-Montets, à 3 300 mètres d’altitude. Ne les voyant pas revenir, l’épouse de l’un d’eux avait alors alerté les secours italiens.

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