Après la disparition d’Autolib’ à la fin de juillet et pour répondre à la demande de Parisiens de véhicules en libre-service, Renault a commencé à déployer, vendredi 28 septembre, cent vingt véhicules électriques (cent Zoe et vingt Twizy) dans le centre de Paris et à Clichy (Hauts-de-Seine). Ils entreront en service dans le courant d’octobre.

Lourdement déficitaire, le service parisien de voitures électriques en libre-service Autolib’ a pris fin le 31 juillet. « Autolib’ est progressivement remplacé par deux systèmes d’auto-partage : un système en trace directe (on prend un véhicule au point A et on le laisse au point B), et un système en boucle (on prend un véhicule au point A et on le laisse au point A) », expliquait récemment l’adjoint à la mairie de Paris chargé des transports, Christophe Najdovski. D’ici à la fin de l’année, cinq cents véhicules Renault, et cinq cents autres fournis prochainement par PSA Peugeot Citroën, seront en service à Paris, a-t-il détaillé.

Un service accessible sans abonnement

Pour utiliser un véhicule Renault, les usagers devront utiliser l’application Moov’in, lancée par le constructeur et Ada, filiale du groupe Rousselet. Ce service de voitures en libre-service sera accessible sans abonnement, au tarif de 0,39 euro la minute, avec un minimum facturé de dix minutes, précise Renault dans un communiqué. L’usager devra créer un compte (avec photos de sa pièce d’identité et de son permis de conduire), localiser la voiture grâce à l’application, la réserver et aller la chercher dans le quart d’heure. En ce qui concerne le stationnement, les conducteurs devront laisser le véhicule sur un emplacement autorisé, n’importe où à Paris ou à Clichy. L’entreprise s’engage à « fournir les véhicules et en assurer la maintenance et la réparation ».

Cette semaine, le groupe Bolloré a demandé aux collectivités de lui verser 235 millions d’euros, un montant comparable à celui déjà demandé, et qui avait conduit à déclencher la procédure de résiliation du contrat. Pour l’entreprise, cette somme correspond au déficit estimé sur les années d’exploitation du service depuis 2011, augmenté du coût de la résiliation anticipée.