Oui, l’Olympique lyonnais a remporté une quatrième Ligue des champions consécutive.

Les Lyonnaises après leur victoire contre Barcelone, le 18 mai 2019. / TOBIAS SCHWARZ / AFP

Oui, Monaco a pratiquement assuré son maintien parmi l’élite en battant Amiens (2-0).

Les Monégasques contre Dijon, le 18 mai 2019. / YANN COATSALIOU / AFP

Oui, Rafael Nadal et Karolina Pliskova ont remporté le tournoi de Rome.

Rafael Nadal après avoir battu Novak Djokovic, le 19 mai 2019. / Gregorio Borgia / AP

Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passés à côté.

Les trois leçons du week-end

  • Le brassard spécial, tu porteras (peut-être)

Edinson Cavani contre Dijon, le 18 mai 2019. / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Pour la Ligue de football professionnel, ce devait être un évènement, un sujet sur lequel elle avait souhaité communiqué en début de semaine : ce week-end, lors des matches de Ligue 1 et de Ligue 2, « les capitaines, les coaches, les délégués de match, les arbitres seront invités à porter un brassard aux couleurs de l’arc-en-ciel » symbole LGBT avait, annoncé Nathalie Boy de la Tour, sa présidente.

Pourtant, samedi, plusieurs capitaines d’équipes de Ligue 1 n’ont pas porté le brassard arc-en-ciel. Selon RMC Sport « aucun interlocuteur interrogé n’a voulu évoquer le moindre problème "idéologique".  » « Dans des matches comme ça [pour le maintien], tu ne penses à rien. Fayçal Fajr (le capitaine de Caen) a dû oublier…  », glisse une source proche du Stade Malherbe pour expliquer l’absence du brassard arc-en-ciel. » Côté monégasque, Leonardo Jardim a expliqué qu’il a « utilisé le brassard de Falcao. Je le portais moi. L’important, c’est que quelqu’un du club porte le brassard et applique ce qui est demandé par la Ligue ».

Dans d’autres cas, certains joueurs, comme Edinson Cavani, l’ont un temps porté, avant de le retirer, parce qu’il était gênant ou ne tenait pas, comme l’assure le Nantais Valentin Rongier à L’Equipe.

« J’ai dû l’enlever au bout de 20 minutes mais c’était une bonne idée, comme il y a 4-5 ans quand on avait mis des lacets arc-en-ciel sur les chaussures. »
  • Ton titre, tu conserveras

Le Bayern Munich avec le trophée de champion d’Allemagne, le 18 mai 2019. / CHRISTOF STACHE / AFP

On prend les mêmes et on recommence. Les champions 2018 des cinq principaux championnats européens (au classement UEFA) ont tous fait le doublé en 2019. Après Barcelone, Manchester City, la Juventus de Turin et le Paris Saint-Germain, le Bayern Munich a lui aussi officiellement été sacré ce week-end pour la deuxième fois de suite : une première dans l’histoire.

Comme le rappelle L’Equipe, si c’est la première fois que cela se produit, « entre 2015 et 2016, déjà, Paris en Ligue 1, la Juventus en Serie A, le Barça en Liga et le Bayern en Bundesliga avaient conservé leur couronne », mais Leicester avait privé Chelsea du doublé en Angleterre. « Idem entre 2007 et 2008 : Manchester United, le Real Madrid, l’Inter Milan et l’Olympique Lyonnais étaient tous parvenus à remporter leur championnat deux fois d’affilée, mais le Bayern Munich avait succédé au VfB Stuttgart en Allemagne. »

  • La domination turque, tu arrêteras

Cela faisait dix ans que ça ne s’était plus produit. Samedi, une finale de la Ligue des champions féminine de volley s’est jouée sans équipe turque. Depuis 2010, elles dominaient pourtant le volley européen, saison après saison : six titres (pour trois équipes différentes), et trois finales.

Jusqu’à cette saison… En demi-finales, en avril dernier, les clubs italiens de Novare et Canegliano ont battu le Vakifbank Istanbul et Fenerbahçe pour mettre fin à cette longue série. Novare avait même eu besoin du golden set pour s’en sortir.

Samedi, les deux clubs italiens s’affrontaient et c’est Novare qui en est sorti vainqueur en quatre sets, à Berlin (25-18, 25-17, 14-25, 25-22). Il s’agit du premier titre européen pour les Italiennes, qui s’étaient inclinées contre la même équipe de Canegliano (3-0) en finale du championnat, début mai.

Reste désormais à savoir si ce retour des clubs italiens sur le toit européen est éphémère ou sera bien plus long. Si le titre de Casalmaggiore en 2016 avait été suivi de deux nouveaux titres turcs, entre 2005 et 2010, seules des équipes italiennes avaient remporté la Ligue des champions.

Les femmes du week-end : les rugbywomen de Montpellier

17 matches et 17 victoires. Le titre de championne de France de rugby de Montpellier ne souffre d’aucune contestation. Samedi, les Montpelliéraines ont battu Toulouse en finale du championnat, 22 à 13, et remporté leur troisième titre consécutif, le huitième de leur histoire et le sixième en sept ans.

Elles étaient pourtant menées de trois points à la mi-temps (13-10). Mais, « elles ont fait la différence par leur puissance après le repos, inscrivant deux essais, dont un par leur capitaine et internationale Safi Ndiaye (52e minute), contre aucun point pour des Toulousaines qui n’ont pas tenu la longueur », rapporte l’AFP.

Avec ce nouveau titre national, les Montpelliéraines reviennent à une petite longueur des Toulousaines dans le classement des clubs les plus sacrés en France.

Le chiffre du week-end : 0

Stephen Curry et Draymond Green contre Portland, le 18 mai 2019. / Steve DYKES / AFP

Golden State fonce à toute vitesse vers une cinquième finale NBA en cinq ans. Dans la nuit de samedi à dimanche, les Warriors, doubles champions en titre, sont allés s’imposer à Portland (110-99), et mènent 3-0 dans une série qui se joue au meilleur des sept matches.

C’est donc peu dire qu’il faudrait un véritable miracle à Portland pour sortir les Californiens. D’autant qu’une telle performance aurait un goût de jamais vu, puisque jamais une équipe NBA n’a remonté un tel écart. Dans ce cas de figure, qui s’est produit à 135 reprises par le passé, seules trois équipes ont réussi à aller chercher un match 7 (qu’elles ont finalement perdu).

Reste que les séries sont faites pour être brisées. En 2016, les Warriors étaient déjà devenus la première équipe à perdre une finale NBA après avoir mené 3-1.

Les wikis du week-end

Facile

Contre Toulouse, samedi, j’ai inscrit le premier des cinq buts marseillais.

Difficile

J’ai vécu un week-end de rêve. À Budapest, où je suis née, j’ai remporté un nouveau titre européen, après avoir inscrit le premier but du match.