Alexis Tsipras (à gauche) et Prokopis Pavlopoulos, le 10 juin 2019, à Athènes. / Petros Giannakouris / AP

C’est la première étape avant la tenue de législatives anticipées. Le président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos, a officiellement accepté, lundi 10 juin, la dissolution du Parlement grec, à la demande du premier ministre, Alexis Tsipras.

Le mandat du premier ministre devait s’achever en octobre mais « une campagne prolongée de quatre mois aurait mis en danger la trajectoire tranquille de l’économie », a-t-il encore déclaré, sans répéter la date du 7 juillet qu’il avait annoncée précédemment. La décision d’avancer les élections législatives fait suite au cuisant revers du parti du premier ministre, Syriza, aux élections européennes du 26 mai et aux élections locales du 2 juin.

Le retour des conservateurs

Aux européennes, le parti au pouvoir avait obtenu 23,76 % des voix, neuf points de moins que le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND, 33,12 %), parti du président Pavlopoulos. Au second tour des élections locales, ND a gagné 12 des 13 régions grecques ainsi que les deux plus grandes villes du pays, Athènes et Thessalonique.

Pour les prochaines législatives, les intentions de vote donnent le parti conservateur ND largement en tête avec 31,2 %, devant Syriza à 23,5 %, selon un sondage Alpha-Metron Analysis.

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