« Escape Game » : jeu mortel pour six concurrents
« Escape Game » : jeu mortel pour six concurrents
Par Jean-François Rauger
Malgré une certaine imagination sadique du scénario, le film d’Adam Robitel s’enlise dans une explication psychologique pesante.
Deborah Ann Woll, Taylor Russell McKenzie, Jay Ellis, Logan Miller et Nik Dodani (au premier plan), dans « Escape Game », d’Adam Robitel. / SONY PICTURES ENTERTAINMENT
Six personnes d’origines et de milieux différents sont invitées à un mystérieux rendez-vous. Elles devront réussir un certain nombre d’épreuves, consistant essentiellement à s’évader de pièces emplies de pièges et de chausse-trapes, afin de toucher une coquette somme d’argent. Le jeu devient effrayant et progressivement mortel, l’équipe se réduit de ses membres tout entier voués à trouver comment survivre. Chacun montrera, au cours des épreuves, sa vraie nature.
Inventivité des machineries
Escape Game fonctionne longtemps sur une série de dispositifs ludiques et effrayants qui témoignent parfois d’une certaine imagination sadique des concepteurs du scénario. Le film aurait dû s’en tenir à une vision purement comportementaliste, se concentrant sur les efforts déployés par les protagonistes et l’inventivité réelle des machineries mortelles enclenchées (comme cette salle de bar à l’envers !).
Hélas, la psychologie arrive avec ses gros sabots et chacun trouvera dans une faute ou un trauma originel les raisons de sa présence dans le jeu et de son attitude de victime, de bourreau ou de survivant. Convoquer l’idée de culpabilité pour expliquer le destin des personnages est un aveu d’impuissance à très courte vue.
Escape Game - Bande-annonce 2 - VF
Durée : 01:35
Film américain d’Adam Robitel. Avec Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll (1 h 39). Sur le Web : www.facebook.com/EscapeGame.LeFilm et www.escaperoom.movie