L’objet qui s’est écrasé aux premières heures de la journée de lundi près d’une zone montagneuse située au nord-est de la capitale chypriote Nicosie est un missile de fabrication russe, ont annoncé les autorités de la République turque autoproclamée de Chypre-Nord (RTCN).

Une explosion a retenti vers une heure du matin, lundi 1er juillet, dans la région de Tashkent, également appelée « Vouno », une zone montagneuse située au nord-est de Nicosie, dans la partie turque de l’île.

Le ministre des affaires étrangères de la RTCN, Kudret Ozersay, a déclaré que l’explosion avait été provoquée par un missile russe, tiré par la défense antiaérienne en Syrie pendant un raid aérien israélien, confirmant une piste évoquée depuis le début de la matinée

M. Ozersay a fait savoir que les enquêteurs avaient relevé des inscriptions « identiques à celles trouvées sur un missile de type S-200 tombé en Turquie en juillet 2018 ». Le S-200 est un système de défense antiaérienne de fabrication russe. L’explosion de cet engin, qui n’a pas fait de victime, a provoqué un important incendie, selon les médias locaux.

Raid de l’aviation israélienne

La chute de cet objet coïncide avec un raid mené dans la nuit de dimanche à lundi par l’aviation israélienne près de Damas, une attaque qui a été rapportée par l’agence de presse officielle syrienne Sana et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Sana a rapporté que les défenses antiaériennes syriennes, notamment pourvues de systèmes russes, avaient été activées pour « faire face » aux missiles tirés par les avions.

L’île de Chypre est située à plus d’une centaine de kilomètres des côtes syriennes. Elle est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher l’île à la Grèce. Au nord se trouve la RTCN autoproclamée et reconnue par Ankara. La République de Chypre, membre de l’UE, n’exerce son autorité que sur les deux tiers sud.