Photo prise le 19 mars 2010 à Paris d'un panneau d'informations électorales sur lequel est écrit abstention. | JOEL SAGET / AFP

Insatisfaction devant les programmes des candidats, colère, voire dégoût, causée par les affaires qui émaillent la campagne depuis plus de deux mois, désillusion d’électeurs persuadés que « voter ne changera rien »… Les raisons de s’abstenir sont multiples, comme l’illustrent des témoignages recueillis sur le terrain et les résultats d’enquêtes d’opinion.

Une étude du Centre de recherches de Sciences Po (Cevipof), parue au début de mars, montre que l’abstention à l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai pourrait atteindre 32 %, un niveau sans précédent. Un constat confirmé par une enquête de l’institut de sondages Ipsos, publiée le 28 mars, qui estime que 65 % des Français, seulement, se déclarent prêts à se rendre aux urnes.

Toute la journée, Le Monde.fr vous propose de revenir sur les raisons de cette abstention avec des reportages, des témoignages, des éclairages et les analyses d’intervenants extérieurs à la rédaction. Voici les grands rendez-vous de la journée :

  • à 11 h 30 : Les spécificités de l’abstention à la présidentielle, tchat avec Brice Teinturier, directeur général de l’institut de sondages Ipsos ;
  • à 14 h 30 : Pourquoi les jeunes s’abstiennent-ils massivement ? Facebook Live avec Céline Braconnier, directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye ;
  • à 16 h 30 : Reconnaissance du vote blanc, du vote par notation… Comment voter autrement ?, tchat avec Martial Foucault, directeur du Cevipof.

Nous avons également invité Antoine Peillon, journaliste et auteur de Voter, c’est abdiquer (éditions Don Quichotte, 2017), qui nous parlera des militants de l’abstention active, ceux qui revendiquent de ne pas aller voter, et des possibilités de faire de la politique autrement.

Enfin, n’hésitez pas à nous soumettre les questions que vous vous posez sur l’abstention, nos journalistes essaieront d’y répondre autant que possible.