Série sur Canal+ Décalé à 22 h 35

L'entretien d'embauche - Workingirls - Accueil
Durée : 00:42

Dégagez les brancards, la troupe déjantée et passablement irrévérencieuse des WorkinGirls est de retour… aux urgences. Après avoir mis le feu, au propre comme au figuré, à leur entreprise durant trois saisons, puis être passée par la case « prison » lors d’un Noël ô combien mémorable, notre bande de furies a décidé de troquer le tailleur pour la blouse blanche et de tenter sa reconversion à l’hôpital. Si le décor change, l’organigramme et les traits de caractère de nos piquantes héroïnes restent, pour notre plus grand plaisir, immuables. Ainsi retrouve-t-on Karine (Claude Perron), l’autoritaire et revêche chef du service des urgences. Montée sur hauts talons même au bloc opératoire, elle se montre aussi cintrée dans sa blouse que dans son désir d’en ­découdre avec la chef – modèle – du service de cardiologie. Mais aussi Déborah (Laurence Arné), l’ex-DRH devenue anesthésiste, qui n’a rien perdu de sa nymphomanie. Au contraire, puisqu’elle a trouvé, entre son duo d’internes et les patients, un large vivier pour assouvir ses fantasmes.

Vanessa David (Nathalie), Alice Belaïdi (Sophie), Clémence Faure (Sophie) dans « WorkinGirls ». / XAVIER LAHACHE

Tout comme, dans un autre registre, la débonnaire Nathalie (Vanessa David), chef des infirmières. Désormais divorcée et séparée de ses enfants, la souffre-douleur de Karine peut déployer tous azimuts son instinct maternel bafoué. Sans oublier, bien sûr, les Sophie (Alice Belaïdi) et Sophie (Clémence Faure). Fidèles à leur surnom de Peste et Choléra, les deux aides-soignantes glandeuses et « cailleras » ont fait de la morgue leur QG, d’où elles fomentent coups, arnaques et trafics en tout genre. Seule absente de ce bazar médical, l’inénarrable dépressive Hélène, incarnée par Blanche Gardin. Une absence compensée par l’apparition d’un nouveau personnage : celui d’Eugénie (Nadia Roz), hôtesse d’accueil irascible, feignante et, de surcroît, hypocondriaque.

Porté par un scénario survitaminé de gags à gogo, d’humour trash, voire gore, et largement parsemé de multiples clins d’œil aux séries médicales – on pense, entre autres, à Urgences ou à Dr House –, la petite troupe défi­nitivement barrée s’en donne à cœur joie dans l’impertinence et l’effronterie. Et offre la démonstration d’une reconversion des plus réussies.

« WorkinGirls », saison 4. Avec Claude Perron, Vanessa David, Laurence Arné, Alice Belaïdi (Fr., 2016, 12 × 13 min).