Les Fingerlings ont eu un gros succès aux Etat-Unis. / Richard Drew / AP

Ils n’ont l’air de rien – des petits ouistitis en plastique que les enfants se mettent au bout des doigts –, mais les Fingerlings ont fait un malheur sur le continent américain à la fin de 2017. Au point de créer des ruptures de stock pour les modèles les plus rares chez les distributeurs, même chez Amazon…, et de contraindre la chaîne américaine de grandes surfaces Target à limiter chaque client à deux Fingerlings.

En 2017, entre 11 millions et 12 millions de ces petits singes bourrés de capteurs, qui réagissent au son, au toucher et au mouvement, en fermant les yeux et en poussant des cris de joie… se sont écoulés dans le monde (dont 800 000 au Royaume-Uni et près de 6 millions aux Etats-Unis). Et le succès ne se dément pas : le distributeur américain Walmart a déjà vendu un tiers du 1,3 million de pièces prévues pour le premier trimestre.

La France en retard

La France a pris un peu de retard, avec une phase de test fin 2017. « Nous devrions mettre 600 000 pièces sur le marché en 2018 pour un prix autour de 20 euros », explique Michaël Ingberg, ancien directeur général de Meccano et cofondateur de la société Evolution, qui distribue les Fingerlings pour la France. Le tout à grand renfort de publicité télévisée à partir du 10 février et d’opérations de communication avec des youtubeurs.

Les Fingerlings ont été créés en 2016 par la société montréalaise WowWee, spécialisée dans le jouet robotique. Après un grand succès au milieu des années 2000 avec son robot Robosapien, l’entreprise a connu des hauts et des bas, avant que la responsable de la marque, Sydney Wiseman, ait l’idée de ce nouveau jouet en regardant des vidéos de ouistitis pygmées, des singes d’Amérique du Sud si petits qu’ils peuvent enrouler leurs pattes autour d’un doigt humain.