Oui, le PSG n’est pas parvenu à décrocher le huitième titre de son histoire en concédant le nul face à Strasbourg.

FRANÇOIS MORI / AP

Oui, Alberto Bettiol a signé la première victoire de sa carrière en professionnel en s’imposant en solitaire sur le Tour des Flandres.

GEERT VANDEN WIJNGAERT / AP

Oui, les joueuses de Metz handball ont pris l’ascendant sur Bucarest lors du quart de finale aller de Ligue des champions féminine en terre roumaine, et se rapprochent du premier Final Four de leur histoire.

Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passés à côté.

Les trois leçons du week-end

  • A Hongkong, tu t’illustreras

Un Français, Gabin Villiere a survolé le tournoi de Hongkong. / ANTHONY WALLACE / AFP

La France a battu l’équipe de Nouvelle-Zélande, championne du monde en titre, en rugby. Rassurez-vous, vous n’avez pas changé de dimension et n’évoluez pas dans un monde appliquant à la lettre l’expression biblique « les derniers seront les premiers ». L’astuce tient dans le nombre de joueurs présents sur le terrain : sept de chaque côté.

L’équipe de France de rugby à sept s’est inclinée, dimanche, en finale du tournoi de Hongkong, l’un des plus prestigieux du circuit, face aux Fidji (21-7). Mais le parcours des coéquipiers de Gabin Villière, désigné meilleur joueur de ce tournoi du circuit mondial, augure des beaux jours. Après avoir éliminé la Nouvelle-Zélande, les hommes de Jérôme Daret ont pris le meilleur sur les Samoa en demi-finale.

Un mois après avoir touché le fond au tournoi de Las Vegas, achevé à la dernière place, l’équipe de France vient d’enchaîner deux finales. Un renouveau fondé sur un jeu de possession qui fait mouche, un état d’esprit irréprochable et l’émergence de Gabin Villière, 23 ans, joueur de Fédérale 1 (3e Division) et « facteur X » de l’équipe. Prochaine étape : le tournoi de qualification olympique européen à la mi-juillet, pour obtenir leur ticket pour Tokyo 2020. En espérant que Sébastien Chabal assure à nouveau le show en marge de l’événement.

  • Sur la Tamise, ton rival historique tu battras

Comme l’an passé, l’eau de la Tamise a viré au « light blue », un bleu clair tirant sur le turquoise, couleur de la casaque de Cambridge. Les embarcations de la célèbre université ont pris le meilleur sur leur rivale historique, Oxford, dimanche, lors de la 165e édition de la course la plus célèbre du monde, la « Boat Race ».

Cambridge a pris le meilleur sur Oxford lors de la « Boat Race ». / PETER NICHOLLS / REUTERS

Pour la troisième fois d’affilée, la course à la rame sur les eaux de la Tamise entre les deux universités à la rivalité séculaire a été remportée par Cambridge. Après une large victoire de l’embarcation féminine, la course masculine a été plus disputée, le navire d’Oxford ne s’inclinant que d’une longueur.

Devant des milliers de supporteurs, James Cracknell est devenu, à 46 ans, le plus vieux vainqueur de la « Boat Race ». Victime d’une fracture au crâne en 2010 et revenu au meilleur niveau, le double champion olympique britannique – qui étudie au Peterhouse College, le plus ancien des 31 collèges formant l’université de Cambridge – détrône Andy Prober, qui l’avait emporté en 1992 à 38 ans.

  • A la moitié de l’équipe adverse tu t’en prendras

Sport sans contact, le base-ball fournit pourtant nombre d’affrontements. La rencontre entre les Cincinnati Reds et les Pittsburgh Pirates, dimanche, en est le dernier exemple en date. Après un lancer ayant touché un joueur des Reds, la situation a dégénéré. Les deux équipes se sont frottées l’une à l’autre, pendant que des coéquipiers retenaient Yasiel Puig, joueur des Reds.

Alors que les esprits semblaient partis pour s’apaiser, l’imposant Cubain au caractère bouillant a échappé à la garde de son camarade, et s’est jeté sur l’équipe adverse entière, provoquant une impressionnante mêlée.

Au total, quatre joueurs, dont Puig, et un entraîneur ont été expulsés, et sont menacés de sanctions par la MLB (Major League Baseball). Et les Pirates l’ont emporté (7-5).

La femme du week-end : Madison Keys

« Je commence à croire petit à petit que je peux bien jouer sur cette surface. » Dans un tennis au féminin satellisé à l’extrême, qui peut affirmer connaître le nom de la prochaine vainqueure de Roland Garros ? En remportant dimanche le tournoi de Charleston, l’Américaine Madison Keys a ajouté son nom à la longue liste des prétendantes.

Madison Keys a trouvé la clé, dimanche 7 avril. / MIC SMITH / AP

Cette victoire, le premier tournoi sur terre qu’elle remporte, met fin aux dix-huit mois de disette de l’ancienne « grand espoir du tennis américain ». Même si elle avait atteint le dernier carré à Roland-Garros en 2018, Keys doutait encore de ses capacités sur terre battue.

Avant de l’emporter en finale contre Caroline Wozniacki (7-6 (7/5), 6-3), l’Américaine a fait mordre la poussière à la Lettone Jelena Ostapenko et à sa compatriote et grande amie Sloane Stephens, deux lauréates de tournoi du Grand Chelem. Une revanche pour la jeune femme, qui avait eu du mal à se remettre de sa défaite en finale de l’US Open 2017 contre Stephens. « Toute la semaine, j’ai eu l’impression d’avoir à gagner des petites batailles contre moi-même », a convenu celle qui remonte à la 14e place du classement WTA.

Le chiffre du week-end : 7

Leur saison se jouera sur un match. Vainqueurs des deux premières rencontres de la finale de Ligue Magnus, ayant perdu les trois suivantes, les Brûleurs de loups de Grenoble ont décroché dimanche le droit de disputer une septième manche décisive en l’emportant à domicile face à Rouen (4-1). Mardi, les Dragons noirs recevront leurs rivaux en Normandie pour une ultime bataille. Le vainqueur sera sacré champion de France de hockey.

Les wikis du week-end

Facile

Quelques jours après avoir subi des chants racistes de la part de supporteurs adverses et avoir vu l’un de mes coéquipiers estimer que « la faute était partagée à 50/50 », j’ai encore inscrit un but.

Difficile

Ancien grand espoir de la Masia barcelonnaise, ayant roulé ma bosse un peu partout en Europe, j’ai inscrit ce week-end deux buts dont un splendide enroulé lobé qui s’est figé dans la lucarne adverse.

Qui suis-je ?