LA LISTE DE NOS ENVIES

Cette semaine, deux ingrédients composent notre rafraîchissant cocktail hebdomadaire : d’abord une valeur sûre avec une bonne dose d’« Ugly Betty », ensuite un zeste de romance et de sexe, délicieusement nappé dans une révolte écossaise.

Craquante « Ugly Betty »

Ugly Betty - saison 1 - Promo (Gulli)
Durée : 00:47

Canalplay met à disposition la série « Ugly Betty », qui fit les beaux soirs de la chaîne nord-américaine ABC de 2006 à 2010. Adaptée par Silvio Horta et la comédienne (et productrice) Salma Hayek de la telenovela colombienne « Yo soy Betty, la fea », de Fernando Gaitán, elle met au premier plan le personnage attachant de Betty Suarez, fille d’un immigré mexicain à la situation délicate.

Alors qu’elle n’est pas précisément une beauté classique et sous-alimentée, comme les aiment et les promeuvent les métiers de la mode, elle est pourtant engagée au poste d’assistante de Daniel Meade, le nouveau jeune et fringant directeur du magazine Mode, par le père de ce dernier. Propriétaire du groupe de presse, Meade père veut ainsi éviter que la relation de son rejeton coureur de jupons avec sa nouvelle et énième secrétaire se passe davantage au lit qu’au bureau.

Evidemment, horrifié par l’accoutrement et l’appareil dentaire de la jeune fille, Daniel la dédaigne et s’en moque avant de comprendre que Betty, décidément pleine de ressources, va lui être indispensable. Betty et Daniel trouveront souvent sur leur chemin une diablesse habillée en Prada, la « méchante » Wilhelmina Slater, naturellement inspirée par Anna Wintour, la rédactrice en chef redoutée de Vogue, et quelques insupportables égéries et fashion victims plus vraies que nature. Cela dit, « Ugly Betty » est à la série ce qu’est un verre de rosé moyen frappé à l’apéritif : un excellent choix pour rafraîchir le cerveau en ces chaudes soirées d’été. Renaud Machart

« Ugly Betty ». Avec America Ferrera (Betty Suarez), Eric Mabius (Daniel Meade), Vanessa L. Williams (Wilhelmina Slater). Etats-Unis, 2006-2010, 85 x 42 minutes. A la demande sur Canalplay.

« Outlander » : du sexe à l’eau de rose

OUTLANDER - Season 1 Trailer
Durée : 01:41

Déconcertant mélange des genres que cette série qui convoque beaucoup de romance et un peu de sexe, l’histoire de l’Ecosse sur fond de rébellion contre les Anglais et la superposition de deux époques distantes de deux siècles…

Si vous avez suivi de bout en bout « Game of Thrones », « Vikings » ou « Spartacus », et si vous n’êtes pas allergique aux histoires d’amour faites pour fantasmer, « Outlander », disponible sur Netflix, pourrait être une de vos séries d’été.

Evoluant très lentement, ne dévoilant ses enjeux (politiques, voire philosophiques) que peu à peu, « Outlander » semble a priori ne parier que sur une romance à l’eau de rose et en découragera plus d’un.

Il y a pourtant beaucoup plus que cela dans cette série. Ne serait-ce que dans la forme du récit, confié à une femme. Cette dernière a du cran et exprime ses désirs dans les scènes de relations sexuelles réalisées de manière moins caricaturale qu’ailleurs. Et puis la chronique de la lutte des guerriers écossais contre « l’occupant » anglais (la révolte des jacobites) destinée à réinstaller la catholique famille Stuart sur le trône d’Ecosse, s’avère tout à fait passionnante. Martine Delahaye

« Outlander », série adaptée de romans de Ronald D. Moore. Avec Caitriona Balfe, Sam Heughan, Tobias Menzies (Etats-Unis, 2014). Les saisons 1 et 2 à la demande sur Netflix.