« MENACE DE MISSILE BALISTIQUE SUR HAWAI. METTEZ-VOUS IMMEDIATEMENT A L’ABRI. CE N’EST PAS UN EXERCICE ». / Caleb Jones / AP

« MENACE DE MISSILE BALISTIQUE SUR HAWAI. METTEZ-VOUS IMMEDIATEMENT A L’ABRI. CE N’EST PAS UN EXERCICE ».

Voici le contenu du message reçu, samedi 13 janvier aux alentours de 8 h, heure locale, par tous les habitants de Hawaï sur leur smartphone. Une alerte qui s’est avérée être rapidement démentie par les autorités de l’archipel.

Dans des tweets séparés, le gouverneur de Hawaï, David Ige, et l’agence locale de gestion des événements d’urgence ont chacun assuré que cet Etat américain situé dans l’océan Pacifique n’était pas menacé. Mais l’anecdote illustre les tensions présentes sur l’île, dans un contexte géopolitique marqué par les menaces d’attaque nucléaire du régime nord-coréen contre des intérêts américains.

Selon l’antenne d’Honolulu du service de météorologie nationale, le message aurait été un test, envoyé par erreur. Le sénateur démocrate de Hawaï Brian Schatz a tweeté que l’incident était dû à une « erreur humaine », sans plus de précision. « Il n’y a rien de plus important que de professionnaliser et de mettre des garde-fous à ce système » d’alertes Amber, a-t-il ajouté.

Ce système d’alerte dépend du ministère de la justice américain. Utilisé régulièrement aux Etats-Unis pour des alertes enlèvement, le système Amber est souvent critiqué pour son manque de fiabilité.

Radoucissement avec Pyongyang

Cette fausse alerte intervient après deux ans de tensions sur la péninsule coréenne en raison de l’accélération du programme nucléaire de Pyongyang. La Corée du Nord a procédé ces derniers mois à plusieurs lancements de missiles et, en septembre, à un sixième test nucléaire, le plus puissant à ce jour. Elle a affirmé être en mesure d’atteindre le territoire continental américain.

Le président américain Donald Trump s’est engagé depuis son arrivée au pouvoir dans une belliqueuse joute verbale avec le leader nord-coréen. Pour autant, le climat semble s’être adouci depuis le début de l’année, avec la reprise des contacts officiels entre les deux Corées, et une main tendue de Washington. M. Trump s’est ainsi dit mercredi ouvert à des pourparlers directs avec la Corée du Nord, au cours d’une conversation téléphonique avec le président sud-coréen, Moon Jae-In.